Alexiane, Auxiliaire de puériculture et consultante en lactation

C’est à ce moment que le déclic est arrivé, et que je me suis dit : « Ma place est en maternité, auprès des bébés, des parents, dans l’accompagnement à la parentalité. »

Je t’invite à découvrir le témoignage d’Alexiane, Auxiliaire de puériculture et consultante en lactation

Quel est ton parcours professionnel ?

Je suis auxiliaire de puériculture depuis Juillet 2016. J’ai toujours su que le milieu hospitalier était fait pour moi. Plus particulièrement la maternité. 

Pourquoi ? 

Je suis l’heureuse maman d’un petit garçon âgé de 7 ans aujourd’hui. Je l’ai eu très jeune et cela m’a aidé à voir plus clair dans mon parcours professionnel. 

Je me suis confrontée à la maternité quand j’avais 18 ans. Je n’ai pas été plus accompagné que cela les premiers mois et donc c’est ce qui m’a donné l’envie d’accompagner au mieux les couples et futurs parents que j’allais rencontrer. 

Juillet 2016, une fois sortie de l’école d’AP, je prend un poste de vacataire fixe au sein d’une maternité parisienne. Je resterai 5 ans là- bas, ou j’évoluerai dans les différents services tels que les suites de couches, la salle de naissance, la néonatalogie, les consultations obstétriques et pédiatriques. 

En plus de mes gardes dans cet établissement, je postule dans d’autres maternités pour continuer de me former, d’apprendre des nouveaux protocoles, de partager le savoir des plus anciennes, ou des expériences de chacune des AP rencontrées. 

En 2022, j’ai pu travailler dans 5 maternités différentes, dans tous les services. 

En 2018, je décide de faire une « pause » avec la maternité, car j’obtiens une possibilité de CDD à l’hôpital pédiatrique de Necker. 

J’ai travaillé 6 mois au bloc opératoire pédiatrique. C’était une expérience tellement enrichissante d’un point de vue intellectuel.  J’ai pu apprendre énormément sur les différentes pathologies pédiatriques. En revanche, j’avais très peu de contact avec les enfants et encore moins avec les parents. C’est à ce moment que le déclic est arrivé, et que je me suis dit  » Ma place est en maternité, auprès des bébés, des parents, dans l’accompagnement à la parentalité. »

J’ai donc repris les vacations en maternité. 

Je suis en perpétuelle recherche de formation, de remise en question, d’évolution de carrière. Être AP en maternité ou dans le milieu hospitalier, c’est souvent être confrontée au manque de considération de certains professionnels. C’est pourquoi, j’ai décidé de me former, pour accompagner encore un peu plus et dans une autre intimité, les couples mères/bébés. L’allaitement en France est tellement compliquée par le manque de connaissances des différents professionnels, le manque de temps dans les structures, le manque de formations et pourtant beaucoup de mères demandent cet accompagnement. 

Après plusieurs recherches, pour se former à l’allaitement et obtenir un diplôme reconnu, ils existent deux options : 

– Le DU en Lactation Humaine 

– Consultante en lactation IBCLC.

En étant AP et « juste » AP, IBCLC était pour moi la seule option. 

J’ai pu commencer la formation en Septembre 2019 auprès du CREFAM. ( Centre de Recherche, d’Évaluation et de Formation à l’Allaitement Maternel ), et obtenir mon diplôme en septembre 2020.

Depuis, je suis AP en maternité, et consultante en lactation IBCLC. 

J’interviens au domicile des patientes, je vais bientôt avoir ma consultation dans un cabinet, et je donne des cours sur l’allaitement maternel en IFAP ( Institut de formation des auxiliaires de puéricultures ).

Pourquoi avoir choisi de devenir consultante en lactation?

  • Suite à une forte demande des jeunes mamans qui demandent à être accompagnées après la maternité. 
  • Pouvoir accompagner mais également avoir sa propre entreprise, et son propre emploi du temps. 
  • Participer à des formations, et former des futurs collègues. 

C’est une évolution gratifiante du métier d’auxiliaire de puériculture.

Quelle formation as-tu fait et comment l’as-tu financé ?

Je me suis formée au CREFAM au Kremlin bicêtre. 

Concernant le financement, après avoir économisé quelques petites années, j’ai pu « m’offrir » cette formation moi-même.

Quelle forme juridique as-tu choisi ?

J’ai pu ouvrir un statut d’auto-entrepreneure depuis janvier 2021. Je déclare mes revenus à l’Urssaf. 

J’ai également une assurance professionnelle et juridique qui me permet de travailler au domicile des patientes en étant protéger. (C’est un peu le même statut que les ostéopathes).

Peux-tu nous raconter une journée type en tant que consultante en lactation ?

Selon les demandes, les journées sont très variées. Je peux avoir une ou plusieurs consultations. Globalement, j’aime ne pas trop remplir mon planning et prendre le temps avec mes patientes. Lors de la consultation, nous discutons avec la maman de son projet d’allaitement, des difficultés qu’elle rencontre et qui l’ont poussé à me contacter. Nous regardons ensemble comment se passe une tétée, et élaborons ensemble un accompagnement personnalisé qui lui convient. 

A la fin de celle-ci, je lui remet un compte rendu de consultation, de la documentation et nous continuons l’accompagnement par téléphone les jours suivants, ou bien nous reprogrammons une autre visite à domicile.

Est-ce facile de trouver des accompagnements ?

Au début ce n’est pas évident car beaucoup de femmes ne connaissent pas les « liens ressources » tels que la LLL ( La Leche League ), ou l’AFCL ( Association Française des Consultantes en Lactation IBCLC ). C’est aussi beaucoup de bouche à oreilles. 

Après 1 an à mon compte, je commence à avoir pas mal de demandes. 

Comment arrives-tu à gérer ton travail d’AP et ton accompagnement ?

Je trouve que c’est une belle association de métier, et que les deux se complètent. En maternité je suis AP, et mes connaissances sur l’allaitement m’aident à la prise en charge des mamans qui souhaitent ou non allaiter, et de les accompagner dans certaines difficultés. 

Et à domicile, je suis consultante en lactation, mais si les patientes ont des questions concernant les soins du nouveau-né, cela m’est plus facile de répondre du fait de mon expérience d’AP en maternité.

Quels sont selon toi les avantages et inconvénients du métier ?

Les avantages, je dirais qu’être à son compte permet d’avoir des horaires plus cool, et d’être son propre patron. C’est aussi une relation plus intime avec les parents et un accompagnement vraiment personnalisé. C’est de voir une évolution des situations des fois un peu complexes, se transformer en une évolution positive. C’est croiser des jeunes mères parfois démunies face à leur rôle de maman, et avec des paroles, de l’écoute, la voir prendre confiance en elle et son bébé. C’est aussi travailler avec des professionnels tels que les pédiatres, les médecins, les sages-femmes, etc.. 

Les inconvénients, c’est d’avoir un planning qui dépend de la demande des patientes. Il y a des périodes où il peut y avoir une forte demande de consultations et des fois très peu de demandes. C’est se sentir de temps en temps seule face à des situations plus complexes, devant une patiente. Il faut alors prendre du recul et demander à d’autres collègues leurs points de vue. C’est aussi savoir quand envoyer une patiente chez un autre praticien car ce n’est plus de notre ressort d’un point de vue médical.

Quelles sont les difficultés d’une reconversion ?

L’organisation, surtout quand il y a une vie de famille. C’est trouver le bon moment pour réviser ou travailler les cours en alliant vie de famille, vie personnelle, vie professionnelle.

C’est beaucoup de remises en questions.

Mais il faut penser à pourquoi on est ici, pourquoi est ce qu’on le fait, et qu’on finira toujours par voir le bout du tunnel avec la satisfaction d’y être arrivé.

Quels conseils donnerais-tu à une AP qui souhaite évoluer dans cette profession ?

De croire en son projet et d’aller au bout.

Quels sont tes projets par la suite ?

J’aimerai aller plus loin dans les formations. Il y en a tellement à faire. 

Formations sur le portage, massage, accompagnement à la parentalité, les freins de langue et lèvres.  

Mais mon plus gros projet serait de reprendre mes études pour devenir Sage femme.

Sur quels réseaux sociaux peut-on te suivre ?

Je ne suis pas très fb, insta etc.. J’ai une page FB qui n’est pas active. 

En revanche, pour les professionnels sur le terrain, si des mamans sont en recherche de réponses face à des questions sur l’allaitement ou des problématiques concernant celui-ci, n’hésitez pas à leur conseiller l’AFCL. (L’annuaire des consultantes en lactation).

Merci Alexiane pour ton témoignage 🙂

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Quel est ton parcours professionnel ?

Je suis auxiliaire de puériculture depuis Juillet 2016. J’ai toujours su que le milieu hospitalier était fait pour moi. Plus particulièrement la maternité. 

Pourquoi ? 

Je suis l’heureuse maman d’un petit garçon âgé de 7 ans aujourd’hui. Je l’ai eu très jeune et cela m’a aidé à voir plus clair dans mon parcours professionnel. 

Je me suis confrontée à la maternité quand j’avais 18 ans. Je n’ai pas été plus accompagné que cela les premiers mois et donc c’est ce qui m’a donné l’envie d’accompagner au mieux les couples et futurs parents que j’allais rencontrer. 

Juillet 2016, une fois sortie de l’école d’AP, je prend un poste de vacataire fixe au sein d’une maternité parisienne. Je resterai 5 ans là- bas, ou j’évoluerai dans les différents services tels que les suites de couches, la salle de naissance, la néonatalogie, les consultations obstétriques et pédiatriques. 

En plus de mes gardes dans cet établissement, je postule dans d’autres maternités pour continuer de me former, d’apprendre des nouveaux protocoles, de partager le savoir des plus anciennes, ou des expériences de chacune des AP rencontrées. 

En 2022, j’ai pu travailler dans 5 maternités différentes, dans tous les services. 

En 2018, je décide de faire une « pause » avec la maternité, car j’obtiens une possibilité de CDD à l’hôpital pédiatrique de Necker. 

J’ai travaillé 6 mois au bloc opératoire pédiatrique. C’était une expérience tellement enrichissante d’un point de vue intellectuel.  J’ai pu apprendre énormément sur les différentes pathologies pédiatriques. En revanche, j’avais très peu de contact avec les enfants et encore moins avec les parents. C’est à ce moment que le déclic est arrivé, et que je me suis dit  » Ma place est en maternité, auprès des bébés, des parents, dans l’accompagnement à la parentalité. »

J’ai donc repris les vacations en maternité. 

Je suis en perpétuelle recherche de formation, de remise en question, d’évolution de carrière. Être AP en maternité ou dans le milieu hospitalier, c’est souvent être confrontée au manque de considération de certains professionnels. C’est pourquoi, j’ai décidé de me former, pour accompagner encore un peu plus et dans une autre intimité, les couples mères/bébés. L’allaitement en France est tellement compliquée par le manque de connaissances des différents professionnels, le manque de temps dans les structures, le manque de formations et pourtant beaucoup de mères demandent cet accompagnement. 

Après plusieurs recherches, pour se former à l’allaitement et obtenir un diplôme reconnu, ils existent deux options : 

– Le DU en Lactation Humaine 

– Consultante en lactation IBCLC.

En étant AP et « juste » AP, IBCLC était pour moi la seule option. 

J’ai pu commencer la formation en Septembre 2019 auprès du CREFAM. ( Centre de Recherche, d’Évaluation et de Formation à l’Allaitement Maternel ), et obtenir mon diplôme en septembre 2020.

Depuis, je suis AP en maternité, et consultante en lactation IBCLC. 

J’interviens au domicile des patientes, je vais bientôt avoir ma consultation dans un cabinet, et je donne des cours sur l’allaitement maternel en IFAP ( Institut de formation des auxiliaires de puéricultures ).

Pourquoi avoir choisi de devenir consultante en lactation?

  • Suite à une forte demande des jeunes mamans qui demandent à être accompagnées après la maternité. 
  • Pouvoir accompagner mais également avoir sa propre entreprise, et son propre emploi du temps. 
  • Participer à des formations, et former des futurs collègues. 

C’est une évolution gratifiante du métier d’auxiliaire de puériculture.

Quelle formation as-tu fait et comment l’as-tu financé ?

Je me suis formée au CREFAM au Kremlin bicêtre. 

Concernant le financement, après avoir économisé quelques petites années, j’ai pu « m’offrir » cette formation moi-même.

Quelle forme juridique as-tu choisi ?

J’ai pu ouvrir un statut d’auto-entrepreneure depuis janvier 2021. Je déclare mes revenus à l’Urssaf. 

J’ai également une assurance professionnelle et juridique qui me permet de travailler au domicile des patientes en étant protéger. (C’est un peu le même statut que les ostéopathes).

Peux-tu nous raconter une journée type en tant que consultante en lactation ?

Selon les demandes, les journées sont très variées. Je peux avoir une ou plusieurs consultations. Globalement, j’aime ne pas trop remplir mon planning et prendre le temps avec mes patientes. Lors de la consultation, nous discutons avec la maman de son projet d’allaitement, des difficultés qu’elle rencontre et qui l’ont poussé à me contacter. Nous regardons ensemble comment se passe une tétée, et élaborons ensemble un accompagnement personnalisé qui lui convient. 

A la fin de celle-ci, je lui remet un compte rendu de consultation, de la documentation et nous continuons l’accompagnement par téléphone les jours suivants, ou bien nous reprogrammons une autre visite à domicile.

Est-ce facile de trouver des accompagnements ?

Au début ce n’est pas évident car beaucoup de femmes ne connaissent pas les « liens ressources » tels que la LLL ( La Leche League ), ou l’AFCL ( Association Française des Consultantes en Lactation IBCLC ). C’est aussi beaucoup de bouche à oreilles. 

Après 1 an à mon compte, je commence à avoir pas mal de demandes. 

Comment arrives-tu à gérer ton travail d’AP et ton accompagnement ?

Je trouve que c’est une belle association de métier, et que les deux se complètent. En maternité je suis AP, et mes connaissances sur l’allaitement m’aident à la prise en charge des mamans qui souhaitent ou non allaiter, et de les accompagner dans certaines difficultés. 

Et à domicile, je suis consultante en lactation, mais si les patientes ont des questions concernant les soins du nouveau-né, cela m’est plus facile de répondre du fait de mon expérience d’AP en maternité.

Quels sont selon toi les avantages et inconvénients du métier ?

Les avantages, je dirais qu’être à son compte permet d’avoir des horaires plus cool, et d’être son propre patron. C’est aussi une relation plus intime avec les parents et un accompagnement vraiment personnalisé. C’est de voir une évolution des situations des fois un peu complexes, se transformer en une évolution positive. C’est croiser des jeunes mères parfois démunies face à leur rôle de maman, et avec des paroles, de l’écoute, la voir prendre confiance en elle et son bébé. C’est aussi travailler avec des professionnels tels que les pédiatres, les médecins, les sages-femmes, etc.. 

Les inconvénients, c’est d’avoir un planning qui dépend de la demande des patientes. Il y a des périodes où il peut y avoir une forte demande de consultations et des fois très peu de demandes. C’est se sentir de temps en temps seule face à des situations plus complexes, devant une patiente. Il faut alors prendre du recul et demander à d’autres collègues leurs points de vue. C’est aussi savoir quand envoyer une patiente chez un autre praticien car ce n’est plus de notre ressort d’un point de vue médical.

Quelles sont les difficultés d’une reconversion ?

L’organisation, surtout quand il y a une vie de famille. C’est trouver le bon moment pour réviser ou travailler les cours en alliant vie de famille, vie personnelle, vie professionnelle.

C’est beaucoup de remises en questions.

Mais il faut penser à pourquoi on est ici, pourquoi est ce qu’on le fait, et qu’on finira toujours par voir le bout du tunnel avec la satisfaction d’y être arrivé.

Quels conseils donnerais-tu à une AP qui souhaite évoluer dans cette profession ?

De croire en son projet et d’aller au bout.

Quels sont tes projets par la suite ?

J’aimerai aller plus loin dans les formations. Il y en a tellement à faire. 

Formations sur le portage, massage, accompagnement à la parentalité, les freins de langue et lèvres.  

Mais mon plus gros projet serait de reprendre mes études pour devenir Sage femme.

Sur quels réseaux sociaux peut-on te suivre ?

Je ne suis pas très fb, insta etc.. J’ai une page FB qui n’est pas active. 

En revanche, pour les professionnels sur le terrain, si des mamans sont en recherche de réponses face à des questions sur l’allaitement ou des problématiques concernant celui-ci, n’hésitez pas à leur conseiller l’AFCL. (L’annuaire des consultantes en lactation).

Merci Alexiane pour ton témoignage 🙂

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