Jennifer, Auxiliaire de puériculture devenue Auxiliaire Parentale et Accompagnante post natal !

« Pousser beaucoup de portes, oser, ne pas compter son temps ! »

Je t’invite à découvrir le témoignage de Jennifer, Auxiliaire de puériculture devenue Auxiliaire Parentale et Accompagnante post natal !

Quel est ton parcours professionnel ?

J’ai évolué pendant quelques années dans le domaine de l’audiovisuel. Milieu très fermé, j’ai longuement étudié la possibilité de me réorienter, d’évoluer dans un milieu où la dimension humaine me manquait fortement dans ma précédente expérience professionnelle. Après un long temps de recherches et de questionnement, le métier d’auxiliaire de puériculture s’est imposé à moi. Parce que l’humain avant tout !

Pourquoi avoir choisi de devenir auxiliaire parentale et accompagnante post natal ?

Le choix s’est progressivement fait quand je travaillais encore en crèche. Un cheminement né de mon observation des relations parents-pro et enfants-pro.
Tout allait trop vite, les enfants devaient s’adapter et « entrer » dans un fonctionnement et pas l’inverse, malgré ce qui est vanté et surtout vendu par de nombreux établissements. Le personnel était sous pression permanente et s’éloignait trop de son envie première : prendre soin, de l’enfant et de son parent.
Nous n’avions le temps ni avec les parents ni avec leurs enfants.
(Attention je parle de mon expérience. Elle n’est pas valable pour tout le monde. Je ne doute pas qu’il y a des établissements où le personnel est épanoui et payé à sa juste valeur.)

Sortir de la crèche était essentiel pour moi afin de renouer le lien avec les enfants et leurs parents.

Cette idée d’exercer en tant qu’auxiliaire parentale est donc née progressivement.
Désormais, j’ai le temps. Je ne travaille plus jamais avec le nez sur la montre. Je m’y retrouve complètement en terme de lien et d’autonomie dans ma gestion du travail.
En revanche, le travail en équipe me manque parfois. D’où l’importance de se créer un réseau de professionnel.le.s. avec qui échanger régulièrement, sur lesquels.les s’appuyer en cas de questions. J’ai travaillé dur pour créer mon réseau et l’entretenir, au quotidien. Il est indispensable. Le soutien et l’aide aux parents ne se fait pas sans la collaboration des différent.e.s acteurs et actrices de la périnatalité.

Pour ce qui est de l’accompagnement post-natal, l’envie est venue suite à l’écoute des parents et à l’observation de leurs besoins une fois auxiliaire parentale. Au sein de certains foyers, j’ai eu de longs temps d’échanges avec des parents de jeunes enfants ou pas, d’ailleurs.
De là ont émergé leurs besoins et la nécessité, pour moi, d’y répondre. En parallèle de l’accueil des enfants, j’ai travaillé mon projet d’accompagnement post-natal : pourquoi ? comment ? etc… Donc il faut se renseigner, énormément, compléter ses connaissances et formations. Rien ne tombe du ciel !

Quelles formations as-tu faites et comment les as-tu financé ?

Ecole d’auxiliaire de puériculture en apprentissage
Formation LSF : financement Pôle Emploi + Compte Personnel de Formation
Formation allaitement : financement perso
Formation portage : financement perso
Souhaits de formation : sommeil, accompagnement au deuil périnatal, renforcer mes connaissances en portage

Il est indispensable de vous former/informer régulièrement (en fonction de vos finances, j’en ai bien conscience) afin de répondre au mieux aux besoins des parents et enfants. Tout du moins, d’avoir vos connaissances un maximum à jour, mais attention de ne pas vous former pour être « dans l’air du temps » : faites vous plaisir aussi, sentez-vous à l’aise de vous dire « Je ne me sens pas à l’aise dans ce domaine-là. Je laisse la place à d’autres. » L’intérêt de travailler en collaboration, cela fera votre force, c’est de pouvoir orienter les parents et leurs enfants vers d’autres pros dont c’est le domaine de compétences.

Quelle forme juridique as-tu choisi et pourquoi ?

Salariée du particulier employeur.
Chacun.e est libre de choisir sa forme (auto-entrepreneure, salariée…).
Attention : une AP ne peut pas exercer en libéral sous son titre d’AP. Que ce soit en milieu hospitalier/EAJE nous travaillons toujours en collaboration et/ou sous le contrôle de IDE/IPDE/EJE (cf l’arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d’état d’auxiliaire de puériculture).
Soyez très prudent.e.s sur la dénomination que vous donnerez à votre activité. On ne fait pas n’importe quoi auprès des parents et des enfants !

Est-ce facile de trouver des accompagnements ?

Il faut travailler et entretenir son réseau de professionnels.les de santé/périnatalité.
Utiliser les réseaux sociaux. Pousser beaucoup de portes, oser, ne pas compter son temps. Et toujours avoir dans un coin de la tête que ce temps investi dans la recherche, les rencontres est non rémunérateur mais qu’il pourra déboucher sur des opportunités. N’oubliez pas que les rencontres IRL sont extrêmement importantes : les réseaux sociaux ont leur limite.
Ne rester pas seul.e dans votre coin, sinon il ne se passera jamais rien ! Le travail ne viendra pas à vous bien qu’il y ait de nombreux besoins. C’est à vous de cravacher quotidiennement pour y arriver.

Comment arrives-tu à gérer ta vie de famille et ton accompagnement ?

J’ai des horaires fixes du lundi au vendredi, de 7h à 18h. Les parents font leurs demandes sur ces horaires-là. Je suis joignable sur ces mêmes horaires.
Pour ce qui est des nuits, je prépare mon planning à la fin du mois précédent les nuits proposées (par exemple fin janvier pour février), en fonction des accueils déjà contractualisés et de mes impératifs personnels sur le mois suivant. J’essaie, dans la mesure du possible, de proposer 2 à 3 nuits par semaine. Quand je travaille de nuit, je ne travaille bien évidemment pas le lendemain.

Quant à ma vie de famille avec mon conjoint et nos deux enfants, nous avons l’habitude de fonctionner de cette manière-là depuis bien longtemps. Il suffit d’être très organisé au quotidien, nous avons un agenda commun qui récapitule qui est où et quand. Aucun problème ni couac dans notre organisation familiale !

Quels sont selon toi les avantages et inconvénients du métier ?

Avantages :

  •  Une plus grande ouverture sur la diversité des schémas familiaux que lorsque je travaillais en crèche
  • Gérer mon emploi du temps comme je le souhaite (travailler aussi bien le jour que proposer des nuits en relais des parents)
  •  Ne plus avoir de hiérarchie
  • Une collaboration plus sincère avec les parents
  • Meilleure qualité de travail
  • Avoir le temps avec les enfants : ne plus avoir le nez sur la montre et stresser pour des organisation/protocoles usant (en crèches).

Inconvénients :

  • Activité fluctuante donc le salaire aussi
  • Parents employeurs qui rencontrent des difficultés dans l’administratif : cela peut devenir chronophage de tout leur expliquer/corriger leurs erreurs. Donc perte de temps = perte d’argent.
  • Savoir poser les limites avec les parents pour ne pas être contactée à n’importe quel moment de la journée/soirée. Oui, vous avez le droit à la déconnexion ! Attention à ce que les parents ne se sentent pas tout permis avec vous.

Quels conseils donnerais-tu à une AP qui souhaite évoluer dans cette profession ?

Bien se renseigner sur les possibilités qui s’offrent à elle en termes de besoin des parents, des familles et des enfants.
Je vois trop de personnes qui se lancent sur un « marché » complètement bouché !

Quels sont tes projets par la suite ?

Continuer de me former. Travailler en collaboration avec des maternités. Faire évoluer le métier d’AP pour qu’ils soient plus reconnus, mieux rémunérés.

Sur quels réseaux sociaux peut-on te suivre ?

Le site internet de Jennifer – https://jenandthekidz.com/

Ses réseaux sociaux  Facebook et Instagram

Merci Jennifer pour ton témoignage 🙂

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Quel est ton parcours professionnel ?

J’ai évolué pendant quelques années dans le domaine de l’audiovisuel. Milieu très fermé, j’ai longuement étudié la possibilité de me réorienter, d’évoluer dans un milieu où la dimension humaine me manquait fortement dans ma précédente expérience professionnelle. Après un long temps de recherches et de questionnement, le métier d’auxiliaire de puériculture s’est imposé à moi. Parce que l’humain avant tout !

Pourquoi avoir choisi de devenir auxiliaire parentale et accompagnante post natal ?

Le choix s’est progressivement fait quand je travaillais encore en crèche. Un cheminement né de mon observation des relations parents-pro et enfants-pro.
Tout allait trop vite, les enfants devaient s’adapter et « entrer » dans un fonctionnement et pas l’inverse, malgré ce qui est vanté et surtout vendu par de nombreux établissements. Le personnel était sous pression permanente et s’éloignait trop de son envie première : prendre soin, de l’enfant et de son parent.
Nous n’avions le temps ni avec les parents ni avec leurs enfants.
(Attention je parle de mon expérience. Elle n’est pas valable pour tout le monde. Je ne doute pas qu’il y a des établissements où le personnel est épanoui et payé à sa juste valeur.)

Sortir de la crèche était essentiel pour moi afin de renouer le lien avec les enfants et leurs parents.

Cette idée d’exercer en tant qu’auxiliaire parentale est donc née progressivement.
Désormais, j’ai le temps. Je ne travaille plus jamais avec le nez sur la montre. Je m’y retrouve complètement en terme de lien et d’autonomie dans ma gestion du travail.
En revanche, le travail en équipe me manque parfois. D’où l’importance de se créer un réseau de professionnel.le.s. avec qui échanger régulièrement, sur lesquels.les s’appuyer en cas de questions. J’ai travaillé dur pour créer mon réseau et l’entretenir, au quotidien. Il est indispensable. Le soutien et l’aide aux parents ne se fait pas sans la collaboration des différent.e.s acteurs et actrices de la périnatalité.

Pour ce qui est de l’accompagnement post-natal, l’envie est venue suite à l’écoute des parents et à l’observation de leurs besoins une fois auxiliaire parentale. Au sein de certains foyers, j’ai eu de longs temps d’échanges avec des parents de jeunes enfants ou pas, d’ailleurs.
De là ont émergé leurs besoins et la nécessité, pour moi, d’y répondre. En parallèle de l’accueil des enfants, j’ai travaillé mon projet d’accompagnement post-natal : pourquoi ? comment ? etc… Donc il faut se renseigner, énormément, compléter ses connaissances et formations. Rien ne tombe du ciel !

Quelles formations as-tu faites et comment les as-tu financé ?

Ecole d’auxiliaire de puériculture en apprentissage
Formation LSF : financement Pôle Emploi + Compte Personnel de Formation
Formation allaitement : financement perso
Formation portage : financement perso
Souhaits de formation : sommeil, accompagnement au deuil périnatal, renforcer mes connaissances en portage

Il est indispensable de vous former/informer régulièrement (en fonction de vos finances, j’en ai bien conscience) afin de répondre au mieux aux besoins des parents et enfants. Tout du moins, d’avoir vos connaissances un maximum à jour, mais attention de ne pas vous former pour être « dans l’air du temps » : faites vous plaisir aussi, sentez-vous à l’aise de vous dire « Je ne me sens pas à l’aise dans ce domaine-là. Je laisse la place à d’autres. » L’intérêt de travailler en collaboration, cela fera votre force, c’est de pouvoir orienter les parents et leurs enfants vers d’autres pros dont c’est le domaine de compétences.

Quelle forme juridique as-tu choisi et pourquoi ?

Salariée du particulier employeur.
Chacun.e est libre de choisir sa forme (auto-entrepreneure, salariée…).
Attention : une AP ne peut pas exercer en libéral sous son titre d’AP. Que ce soit en milieu hospitalier/EAJE nous travaillons toujours en collaboration et/ou sous le contrôle de IDE/IPDE/EJE (cf l’arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d’état d’auxiliaire de puériculture).
Soyez très prudent.e.s sur la dénomination que vous donnerez à votre activité. On ne fait pas n’importe quoi auprès des parents et des enfants !

Est-ce facile de trouver des accompagnements ?

Il faut travailler et entretenir son réseau de professionnels.les de santé/périnatalité.
Utiliser les réseaux sociaux. Pousser beaucoup de portes, oser, ne pas compter son temps. Et toujours avoir dans un coin de la tête que ce temps investi dans la recherche, les rencontres est non rémunérateur mais qu’il pourra déboucher sur des opportunités. N’oubliez pas que les rencontres IRL sont extrêmement importantes : les réseaux sociaux ont leur limite.
Ne rester pas seul.e dans votre coin, sinon il ne se passera jamais rien ! Le travail ne viendra pas à vous bien qu’il y ait de nombreux besoins. C’est à vous de cravacher quotidiennement pour y arriver.

Comment arrives-tu à gérer ta vie de famille et ton accompagnement ?

J’ai des horaires fixes du lundi au vendredi, de 7h à 18h. Les parents font leurs demandes sur ces horaires-là. Je suis joignable sur ces mêmes horaires.
Pour ce qui est des nuits, je prépare mon planning à la fin du mois précédent les nuits proposées (par exemple fin janvier pour février), en fonction des accueils déjà contractualisés et de mes impératifs personnels sur le mois suivant. J’essaie, dans la mesure du possible, de proposer 2 à 3 nuits par semaine. Quand je travaille de nuit, je ne travaille bien évidemment pas le lendemain.

Quant à ma vie de famille avec mon conjoint et nos deux enfants, nous avons l’habitude de fonctionner de cette manière-là depuis bien longtemps. Il suffit d’être très organisé au quotidien, nous avons un agenda commun qui récapitule qui est où et quand. Aucun problème ni couac dans notre organisation familiale !

Quels sont selon toi les avantages et inconvénients du métier ?

Avantages :

  •  Une plus grande ouverture sur la diversité des schémas familiaux que lorsque je travaillais en crèche
  • Gérer mon emploi du temps comme je le souhaite (travailler aussi bien le jour que proposer des nuits en relais des parents)
  •  Ne plus avoir de hiérarchie
  • Une collaboration plus sincère avec les parents
  • Meilleure qualité de travail
  • Avoir le temps avec les enfants : ne plus avoir le nez sur la montre et stresser pour des organisation/protocoles usant (en crèches).

Inconvénients :

  • Activité fluctuante donc le salaire aussi
  • Parents employeurs qui rencontrent des difficultés dans l’administratif : cela peut devenir chronophage de tout leur expliquer/corriger leurs erreurs. Donc perte de temps = perte d’argent.
  • Savoir poser les limites avec les parents pour ne pas être contactée à n’importe quel moment de la journée/soirée. Oui, vous avez le droit à la déconnexion ! Attention à ce que les parents ne se sentent pas tout permis avec vous.

Quels conseils donnerais-tu à une AP qui souhaite évoluer dans cette profession ?

Bien se renseigner sur les possibilités qui s’offrent à elle en termes de besoin des parents, des familles et des enfants.
Je vois trop de personnes qui se lancent sur un « marché » complètement bouché !

Quels sont tes projets par la suite ?

Continuer de me former. Travailler en collaboration avec des maternités. Faire évoluer le métier d’AP pour qu’ils soient plus reconnus, mieux rémunérés.

Sur quels réseaux sociaux peut-on te suivre ?

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Merci Jennifer pour ton témoignage 🙂

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