Difficultés de recrutement dans la petite enfance

Le 10 décembre, la commission « Education, jeunesse et petite-enfance » de France urbaine s’est réunie à l’Académie du climat, sur invitation de la Ville de Paris.

Tous les territoires se sont exprimés sur les tensions croissantes concernant le recrutement des professionnelles dans le secteur de la petite enfance.

France Urbaine, association de collectivités regroupant les grandes villes de France, les métropoles, les communautés urbaines et les communautés d’agglomération, s’est également emparée du sujet et lance un appel : “Faute de recrutement, des sections voire des crèches ferment”. Dans un contexte où, selon les derniers chiffres de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), 61% des parents sont obligés de garder leurs enfants, le plus souvent faute de place ou de moyens financiers, cette rupture dans la continuité du service public pèse fortement sur les trajectoires professionnelles et renforcent les inégalités sociales et de genre”, comme le souligne France Urbaine dans son communiqué.

Devant ces difficultés, différentes solutions ont été mises en œuvre ou sont souhaitées : l’ouverture des métiers aux titulaires du CAP petite enfance, le recrutement sur titre, la validation des acquis de l’expérience … “Toutefois, en dépit d’un effort sur la rémunération, les cycles de travail ou encore d’un travail de structuration des filières, les difficultés de recrutement sont croissantes”, comme le précise l’association.

Le secteur associatif, qui est également touché par ses tensions, génère par défaut des stratégies territoriales : externalisation, concurrence territoriale dans les stratégies de recrutement, parfois mené dans l’urgence.

France urbaine à mis en évidence plusieurs principes structurants et invite l’instance à agir dans les plus brefs délais :

  • Engager la collaboration avec Régions de France, pour augmenter les financements nécessaires visant à accueillir davantage de candidats en formation ;
  • Renforcer les démarches visant à valoriser l’expérience ;
  • Mieux communiquer sur l’attractivité du secteur vis-à-vis d’un public qui ne doit pas être exclusivement féminin, tisser des liens avec les acteurs de l’insertion et de l’emploi, repenser la carrière (salaire, reconnaissance…) et tirer parti des avantages que donne la fonction publique en matière de déroulé de carrière pour des parcours professionnels plus ouverts et évolutifs ;
  • Ne pas ignorer que les enjeux de filière pèsent également dans de nombreux autres métiers territoriaux.

« Pour les élus des grandes villes, d’agglomérations et de métropoles, le nécessaire maintien de la liberté de choix des familles et le caractère structurant des « 1000 premiers jours », comme des modes de garde et des politiques de petite enfance dans les trajectoires sociales des familles et des individus, pourraient inviter à envisager que la petite-enfance devienne une compétence obligatoire, pour laquelle cette nécessité d’action publique soit financée par l’Etat et la CNAF et prendre en considération l’offre privée existante », conclu France Urbaine dans son communiqué.

France Urbaine : Communiqué de presse

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France Urbaine, association de collectivités regroupant les grandes villes de France, les métropoles, les communautés urbaines et les communautés d’agglomération, s’est également emparée du sujet et lance un appel : “Faute de recrutement, des sections voire des crèches ferment”. Dans un contexte où, selon les derniers chiffres de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), 61% des parents sont obligés de garder leurs enfants, le plus souvent faute de place ou de moyens financiers, cette rupture dans la continuité du service public pèse fortement sur les trajectoires professionnelles et renforcent les inégalités sociales et de genre”, comme le souligne France Urbaine dans son communiqué.

Devant ces difficultés, différentes solutions ont été mises en œuvre ou sont souhaitées : l’ouverture des métiers aux titulaires du CAP petite enfance, le recrutement sur titre, la validation des acquis de l’expérience … “Toutefois, en dépit d’un effort sur la rémunération, les cycles de travail ou encore d’un travail de structuration des filières, les difficultés de recrutement sont croissantes”, comme le précise l’association.

Le secteur associatif, qui est également touché par ses tensions, génère par défaut des stratégies territoriales : externalisation, concurrence territoriale dans les stratégies de recrutement, parfois mené dans l’urgence.

France urbaine à mis en évidence plusieurs principes structurants et invite l’instance à agir dans les plus brefs délais :

  • Engager la collaboration avec Régions de France, pour augmenter les financements nécessaires visant à accueillir davantage de candidats en formation ;
  • Renforcer les démarches visant à valoriser l’expérience ;
  • Mieux communiquer sur l’attractivité du secteur vis-à-vis d’un public qui ne doit pas être exclusivement féminin, tisser des liens avec les acteurs de l’insertion et de l’emploi, repenser la carrière (salaire, reconnaissance…) et tirer parti des avantages que donne la fonction publique en matière de déroulé de carrière pour des parcours professionnels plus ouverts et évolutifs ;
  • Ne pas ignorer que les enjeux de filière pèsent également dans de nombreux autres métiers territoriaux.

« Pour les élus des grandes villes, d’agglomérations et de métropoles, le nécessaire maintien de la liberté de choix des familles et le caractère structurant des « 1000 premiers jours », comme des modes de garde et des politiques de petite enfance dans les trajectoires sociales des familles et des individus, pourraient inviter à envisager que la petite-enfance devienne une compétence obligatoire, pour laquelle cette nécessité d’action publique soit financée par l’Etat et la CNAF et prendre en considération l’offre privée existante », conclu France Urbaine dans son communiqué.

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