6ème stage!!! roulement de tambours…

Juste un petit article rapide (d’autres sont en cours d’écriture, promis je termine ça très vite, quelle année chargée…).


Comme vous le savez certainement, pour le cursus complet il y a 6 stages de 1 mois a effectuer. Les stages sont distribués par l’école directement on ne peut ni les choisir ni les modifier. Simplement lors de l’inscription on classe par ordre de préférence les différents lieux (réanimation pédiatrique, structure petite enfance, maternité, médecine pédiatrique, chirurgie pédiatrique, néonatologie, centre pour enfants handicapés,…). Mais les formatrice n’ont forcément pas pu satisfaire tout le monde.

J’avais plutôt eu de la chance car j’avais demandé néonatologie en premier et c’est le premier stage que j’ai pu faire en octobre. Et comme vous avez pu le voir sur mon article précédent, j’ai vraiment adoré ce stage dans lequel je me suis sentie parfaitement bien malgré la complexité de ce service.

Le 6ème stage est un stage optionnel, donc l’école nous positionne sur un stage, mais si on trouve un autre lieu qui accepte de nous recevoir et que notre école est d’accord on peut le modifier.

L’IFAP m’avait positionné sur un stage en Hôpital de Jour Pédiatrique au CHU. Ça ne m’emballait pas vraiment à vrai dire…

Par contre un de mes rêve c’est de travailler en salle de naissance.

Dès l’attribution des stages la première semaine, j’ai demandé à ma formatrice référente s’il y avait la possibilité de faire le 6ème stage en salle de naissance. Elle m’a répondu qu’elles avaient un seul stage pour toute l’école sur tout l’année là bas, donc de faire une lettre de motivation afin qu’elles décident à qui attribuer ce stage.

Début novembre ma lettre de motivation était déjà faite et rendue à ma référente, mais toutes les formatrices ne devaient se regrouper et étudier les dossiers que fin janvier.

En attendant j’ai quand même fait des demandes dans les autres hôpitaux de Bordeaux et des alentours, en joignant un CV, une lettre de motivation, et une copie de mon évaluation de stage en néonatologie qui était plutôt top. Malheureusement c’est difficile d’accueillir des stagiaires en salle de naissance donc ils n’ont pas pu me prendre.

Et jeudi dernier j’ai enfin reçu un mail de ma référente, le mail tant attendu!!!

Mon dossier a été accepté 🙂 🙂 🙂

Je passerai donc tous le mois de juin en stage en salle de naissance au CHU. Y’a pas mieux pour terminer cette formation en beauté (avec un beau diplôme croisons les doigts).

Je suis tellement heureuse et je n’attends plus que ça. Je dois avoir une bonne étoile là haut que je remercie.

Comme je dis souvent, rien n’arrive par hasard, il faut se donner les moyens de tout, de réussir le concours d’entrée en travaillant encore et toujours, de montrer sa motivation et de se démener pour trouver des stages d’observation pour appuyer notre candidature, et là aujourd’hui d’avoir fais des demandes pour ce stage alors que personne nous avait parlé de son existence.

Je voulais juste vous faire partager cette joie avec moi, et encore vous dire de ne rien lâcher, jamais 🙂

 

Stage 1 : Soins Intensifs de Néonatologie

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Lors de mon inscription à l’IFAP après les résultats du concours, ils m’ont envoyé une feuille avec la liste de différents services où on pouvait aller en stage, en nous demandant de les classer par ordre de préférence.

Mon premier choix était la néonatologie. Et bingo! C’est ce que j’ai eu à mon premier stage. Service de Soins intensifs Néonatologie de la maternité du CHU (niveau 3).

Il me tardait donc beaucoup d’y être mais j’étais aussi assez angoissée de ce que j’allais y voir et des potentielles difficultés émotionnelles. Mais l’excitation prenait quand même le dessus 🙂


J’avais peur de tomber dans un service avec une atmosphère lourde sombre et oppressante. En fait pas du tout. Le service se compose de 3 secteurs (rose, vert et violet). Pour chaque secteur il y a au centre un grand bureau/comptoir au milieu de l’espace, et tout autour tous les box reliés au secteur (6 box dont un double par secteur). Donc tous les enfants reliés a des scopes apparaissent sur un écran répartiteur sur le comptoir central du secteur.

Le premier bébé que j’ai vu est né potentiellement à terme (pas de suivi de grossesse) et abandonné à la naissance 48h plus tôt. J’ai donc du participer à combler son manque d’affection en plus de répondre simplement à ses soins quotidiens. Comment vous dire que c’est une entrée en matière émotionnellement intense! J’ai donc aidé pour les soins, l’alimentation, mais aussi les câlins et l’endormissement dans les bras. J’ai assisté aux visites des assistantes sociales qui ont prit le temps de parler à ce bébé et de lui expliquer la situation, pourquoi il n’avait pas de maman aujourd’hui et ce qu’allait être son avenir proche. C’était un moment très fort.

Sur chaque secteur il y a 2 infirmières/puéricultrices et 1 auxiliaire de puériculture.

Généralement l’AP s’occupe des bébés en berceau. Parfois de bébés sur table chauffante suivant son état. Elle participe aussi aux soins à 4 mains avec les puéricultrices pour refaire les pansements ou les soins de confort.

On m’a très vite demandé de prendre des initiatives et de savoir quoi faire et comment. J’ai eu une référente adorable qui a été diplômée 1 an avant. Elle a été très gentille et très pédagogue avec moi. Les infirmières et puéricultrices ont toujours été super et ont répondus avec patience à mes questions. Elles ont su prendre le temps de me montrer et de m’expliquer comment et pourquoi faire les soins.

J’ai vu des bébés de 26 semaines à plus de 40 semaines. Les bébés qui naissent très tôt ou avec de très gros retards de croissance ont du mal à atterrir souvent et la maturation de tous les systèmes physiologiques se fait plus ou moins vite.

De simples prématurés de 1 ou 2 semaines à des prématurités extrêmes. De simples reflux gastriques à de lourdes pathologies cardiaques, cérébrales, digestives ou respiratoires. Tous les cas sont là.

Beaucoup de ces petits bouts sont sous aides respiratoires. J’ai dû apprendre tous les types d’aides, masques, lunettes, infant flow… Apprendre à vérifier à chaque change l’état de l’abdomen afin de prévenir ou de traiter les troubles digestifs très fréquents. Reconnaître les symptômes d’alerte qui annoncent une entérocolite nécrosante, tant redoutée dans le service.

Mais être dans ce service c’est aussi savoir gérer ces nouveaux parents, parfois en panique, souvent très inquiets. Il faut les rassurer sans leur donner de faux espoirs. Savoir leur expliquer l’état de santé de leur enfant. Et surtout apprendre à valoriser leur enfant et leur montrer la force qu’il met à se battre et le soutient dont il a besoin. Chaque victoire, chaque petit progrès, c’est l’association de la force de l’enfant, de ses parents, et l’aide de l’équipe médicale. C’est un trio qui fonctionne ensemble pour démultiplier les effets de chacun.

Le service est rythmé par les bip et les alarmes de tous ces appareils qui sonnent en cœur. Au début je m’inquiétais de chaque petit bip. J’ai appris ensuite à reconnaître les différentes sonneries d’urgence ou non et à savoir gérer si c’est grave où pas et comment réagir face à ça. C’est quelque chose qu’il faut aussi savoir apprendre aux parents afin de ne pas les angoisser pour rien à chaque retentissement de l’alarme reliée à leur enfant. Pendant plusieurs semaines dès que je m’allongeais dans mon lit le soir j’entendais encore toutes les alarmes sonner dans ma tête.

Je me suis fait une frayeur alors que je donnais le biberon à une petite puce. Elle a fait une fausse route et du coup une grosse bradycardie et désaturation. En 5 seconde la petite est devenue toute grise et toutes les alarmes sonnaient. Il a fallu garder mon sang froid et réussir à la stimuler pour la débloquer. Je vous avoue que sur le coup ça fait quelque chose… Et ça fait un rappel à l’ordre que même si en apparence certains vont bien tout peut arriver n’importe quand et tout peut basculer en quelques secondes.

J’ai aussi assisté à un arrêt cardiaque d’une mini puce de moins de 800g. Quelques heures avant j’ai aidé une puéricultrice à faire ses soins de confort. La maman était dans la chambre avec une autre puéricultrice, et d’un coup la puéricultrice à crié qu’elle avait besoin d’aide. En 10 secondes tout le monde était autour d’elle, le médecin, les puéricultrices, sous ventilation manuelle et massage cardiaque. La maman qui sort de la chambre et qui s’effondre. Et moi qui reste figée immobile devant la porte de la chambre. Et il y avait tous ces autres enfants autour qui avaient besoin d’aide aussi et leurs parents. Donc je me suis reprise et j’ai été voir un bébé dans sa chambre pour ses soins. Le petite est repartie. C’est le soir en rentrant chez moi que j’ai vraiment réalisé que j’aurai pu assister au pire.

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Au bout de 2 semaines de stage, une puéricultrice m’a demandé si je pouvais aider à la pose d’un KTPC sur un petit jumeau de 1kg né la veille. Je ne savais pas ce qui m’attendais quand j’ai accepté. Je me suis retrouvée seule dans le box avec ce tout petit bout et le grand chef du service. Tout se fait en stérile donc j’ai du préparer le chef et lui préparer tout son matériel en fonction de ses demandes. Il a été top et à prit le temps de m’aider et de m’expliquer. On s’est installés, le bébé tiré vers lui dans son incubateur, et moi de l’autre côté, les bras traversant l’intérieur de l’incubateur afin de contenir et de calmer le petit en lui tenant sa sucette et en lui donnant du G30 afin de soulager sa douleur. La pose a été très compliquée. Il a fallu faire venir la radio mobile, attendre qu’elle vienne, qu’elle fasse le cliché, qu’elle aille le développer et qu’elle nous l’envoi sur l’ordinateur. Piquer et repiquer encore ce loulou qui a été adorable et est resté à peu près calme tout le long. Je n’en pouvais plus, debout les bras tendus, une chaleur suffocante, mais je me disais que si le bébé tenait bon il fallait que je tienne bon. Le chef a finalement réussit a poser le KTPC et il m’a remercié de mon aide. Je suis sortie du box, j’ai vu que ça faisait 2h30 que j’étais debout à tenir ce bébé dans mes mains. Les puéricultrices m’ont dit que je pouvais aller prendre l’air que je l’avais bien mérité. J’ai bu un coup, mes mains se sont mises à trembler, et je me suis dis que je ne pouvais pas relâcher maintenant. Du coup je suis immédiatement repartie faire un soin à un autre enfant. C’était dur mais au final j’ai trouvé que ça a été une expérience très positive pour moi.


Ce stage en néonatologie a été un pur bonheur pour moi. Une équipe et une CDS au top, l’urgence qui fait palpiter, l’échange avec les parents, l’évolution et les progrès de ces amours de bébés, les soins autant d’hygiène que de confort ou médicaux, la préservation autant que possible du développement de chaque enfant, le plaisir de voir sur leur visage des petits sourires ou des regards captivés, et leurs parents qui  s’apaisent et nous remercient d’avoir su être la pour leur enfant mais aussi pour eux.

Si je pouvais je signerai dessuite… J’ai adoré être dans ce service, j’avais hâte chaque jour de me lever pour aller travailler même si c’était très tôt le matin ou qu’il fallait finir tard le soir. Ça fait un mois que je suis partie et je me demande souvent ce que sont devenus tous ces bébés que j’ai accompagné avec toute l’équipe. J’espère vraiment pouvoir y travailler un jour.

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Stages de la formation

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Voici la liste des stages que je vais faire pendant toute la formation :

  • Service de néonatologie/soins intensifs à la maternité du CHU
  • Multi-accueil collectif entreprise privée de 50 places
  • Multi-accueil municipal de 38 places
  • Service pédiatrique néphrologie/endocrinologie à l’hôpital des enfants du CHU
  • Maternité d’une polyclinique
  • Hôpital de jour pédiatrique au CHU (à confirmer…).

Module 6 : HYGIÈNE HOSPITALIERE

 

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Voici la liste des chapitres que nous avons traités dans le module 6 :

  • Les mécanismes d’acquisition de l’infection
  • Les précautions standard
  • Les précautions complémentaires
  • Les déchets d’activités de soins
  • Circuit du linge et risque infectieux
  • La stérilisation
  • Gestion des risques associés aux soins
  • Les techniques de nettoyage
  • Gestion des locaux et de l’environnement de soin
  • Les vaccinations professionnelles
  • Le CLAN/Les normes HACCP

 

Thèmes d’oral et rappels sur l’épreuve et la formation (durées et modules)

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Je vais vous faire une liste des thèmes qui ressortent souvent pour l’oral du concours d’entrée.

Attention, cette liste est complètement suggestive, en fonction des infos que j’ai eu sur les forums et les groupes divers et variés. Il est donc certains que tous les thèmes qui peuvent tomber ne sont pas présents ici, à vous de la compléter en fonction de vos informations et de l’évolution des sujets d’actualité.


  • Les animaux et les enfants
  • Stress
  • Respect
  • Précarité et logement
  • Allaitement
  • Bioéthique et don d’organes
  • Bandeaux publicitaires
  • Vaccination
  • Cododo
  • Contraception
  • Accidents domestiques
  • Douces violences
  • Maltraitance
  • Réseaux sociaux
  • Motricité libre
  • Doudou
  • Obésité infantile
  • Chant avec les enfants
  • IVG
  • Fessée
  • Zika
  • Troubles mentaux
  • IST
  • Sida
  • Tuberculose
  • Maladies cardio-vasculaires
  • Cancers
  • Prise en charge du handicape chez l’enfant
  • Aide humanitaire
  • Médicaments et génériques
  • Dépenses de santé
  • Autisme
  • Diabète
  • Tabac
  • Aide à la procréation
  • Anorexie et boulimie
  • Médecines douces
  • Euthanasie et fin de vie
  • Evolution de la famille
  • Adoption
  • Adolescence
  • Chômage
  • Déni de grossesse
  • Immigration
  • Racisme, santé et religion
  • Violences conjugales
  • Retraite
  • Addictions
  • Burn out
  • Pollution

Les thèmes ne sont pas classés, à vous de les traiter à votre convenance.


Durée de préparation du sujet : 10min

Durée de l’entretien avec le jury : 20min (10min pour le sujet et 10min pour les motivations, environ…)

Le jury est composé de 2 personnes.

L’exposé du sujet est noté sur 15 points.

Des questions sur la connaissance que vous avez du métier, de la formation, et sur votre projet professionnel vous seront posées, sur 5 points.

Une note inférieure à 10/20 est éliminatoire.


Ce qu’il faut savoir de la formation.

 

  • 10 mois
  • 8 modules
  • 1435h
  • cours 595h (40%)
  • stages 840h (60%)
  • modules 1 et 3 spécifiques AP/AS
  • stages pour les modules 1 à 6
  • Module 1 : Accompagnement d’un enfant dans les activités d’éveil et de la vie quotidienne
  • Module 2 : Etat clinique d’une personne
  • Module 3 : Soins à l’enfant
  • Module 4 : Ergonomie
  • Module 5 : Relation communication
  • Module 6 : Hygiène des locaux
  • Module 7 : Transmission des informations
  • Module 8 : Organisation du travail

Mon sujet d’oral : Dons d’organes, problèmes éthiques et dons du vivant

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Je vais vous donner ici ce dont je me souviens de mon oral. Sachant que c’était il y a 4 mois et que le moment de l’oral passe tellement vite que j’ai certainement oublié ici beaucoup de choses que j’ai pu dire à l’oral. Mais vous aurez une idée générale de mon plan déjà.


Mon sujet d’oral était un extrait d’un article de magazine sur les dons d’organes, les problèmes éthiques et les dons du vivant.


J’ai tout d’abord cité les références de l’article.

En introduction j’ai parlé des différents organes greffés, de la liste d’attente en fonction de l’urgence du besoin de greffe, de l’Agence de Biomédecine qui gère la liste d’attente, les donneurs potentiels et les lois d’éthiques.

J’ai dis que normalement si on n’est pas inscrit sur le registre des refus on est considéré comme donneurs mais que dans la réalité ça ne fonctionne pas comme ça et ce sont les proches du donneur qui ont le dernier mot.

Partie 1 sur les difficultés à avoir des donneurs. J’ai parlé du manque d’information, que c’est encore un sujet tabou, que les gens n’en parlent pas à leurs proches. Qu’il faut des conditions de décès et de compatibilité particulières, que les proches doivent prendre une décision dans l’urgence et que les problèmes éthiques sont encore très présents.

Partie 2 sur les solutions envisagées pour augmenter le nombre de dons. J’ai parlé des campagnes de l’ARS et de l’Agence de Biomédecine à la TV dans les spots, dans les stands tenus dans la rue ou autre, et leurs visites dans les lycées, entreprises, événements… J’ai parlé de la carte de donneur que les gens ne font pas la démarche de la commander mais que si on leur distribue ils sont ravis (en citant ma propre expérience). Et également de l’augmentation du nombre de greffes de donneurs vivants pour le rein surtout.

En conclusion j’ai dis que le nombre de dons d’organes était toujours trop faible par rapport aux besoins des malades car c’est un sujet dont les gens n’osent pas parler. Qu’avec plus d’informations sur le don cela serait peut-être plus simple pour les gens d’en parler aux proches ce qui les soulagerait au moment du décès. Mais qu’il y a de plus en plus de dons malgré les problèmes éthiques qui perdurent en fonction des mœurs, notamment de donneurs vivants, donc ça reste positif pour l’avenir pour augmenter le nombre de vies sauvées. Et j’ai ouvert le sujet en disant que puisqu’on fait des dons de reins de donneurs vivants et que pour le fois il suffit d’en greffer un bout seulement, peut-être que ça pourrait aussi être envisagé de donneurs vivants. (J’ai eu la confirmation ensuite que ça existe déjà).

Epreuve orale

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Je vais vous décrire ici comment s’est déroulée l’épreuve orale du concours à Bordeaux et comment je m’y suis préparée.


LA PRÉPARATION

Je n’avais pas commencé à travailler l’oral avant d’avoir les résultats de l’écrit. Déjà à cause d’une petite superstition, et aussi car si je m’apercevais que j’avais bossé dans le vide j’aurai été encore plus déçue. Surtout que à Bordeaux entre la date des résultats de l’écrit et la date de l’oral il y avait environ un moi et demi.

Au début je me suis dis « je suis laaaaarge » (au sens propre comme au sens figuré hein, parce que bon…). Et puis j’ai acheté le bouquin que je vous ai mis en photo sur les sujets sanitaires et sociaux… Voilà voilà…

Je me suis dis, ni une ni deux, je fais faire un fiche pour chacun des chapitres et des thèmes du livre, et hop après plus qu’a apprendre les fiches. Ahahah, c’était juste en théorie ça en fait. J’ai commencé, j’ai fais un chapitre, puis deux, et j’ai fais un petit calcul.

( Le temps qu’il me fallait pour faire une fiche + le temps pour l’apprendre) x le nombre de chapitre / le nombre de jours restant * la probabilité que chaque sujet tombe à l’oral = mission impossible et pas rentable du tout!

Du coup changement de stratégie. J’ai lu les sujets qui me semblaient essentiels (difficile c’est tellement subjectif…). Et chaque soir j’allais sur le groupe Facebook « Concours auxiliaire de puériculture » et je lisais les différents sujets sur lesquels les personnes étaient tombées, je lisais les commentaires et essayais de faire un plan de réponse à proposer pour avoir les avis des autres. Et je me faisais des mini-fiches sur chaque sujet.

J’ai aussi eu la chance de rencontrer via le groupe fb une fille qui avait déjà passé l’oral l’année précédente sans le réussir malheureusement. On a pu se voir, elle m’a expliqué comment ça s’était déroulé ce qui m’a beaucoup rassuré de pouvoir un minimum imaginer le jour J, et on s’est revues plusieurs fois pour s’entraîner sur des sujets d’oral ensemble. Voir que je réussissais à sortir des idées en 10 min même si je connaissais pas forcément le sujet m’a rassuré. Si elle me lit je tiens à la remercier énormément pour ces échanges et on garde contact aujourd’hui, même si elle n’a pas eu son oral je sais qu’elle réussira a travailler auprès des enfants.

En ce qui concerne les questions de motivation, je n’ai rien écrit et apprit par cœur. J’ai noté quelques semaines avant des points qui me semblaient essentiels à dire au jury sur moi ou ma conception du métier. Et quelques jours avant l’oral j’ai commencé à m’entraîner en voiture à me présenter à haute voix. Je répondais à la question « qui êtes vous et pourquoi vouloir faire AP? ». Mine de rien ça m’a beaucoup aidé à savoir organiser mon discours.

J’ai regardé pas mal de conseils sur le groupe fb et sur des vidéos Youtube. J’ai eu des infos sur la tenue et la présentation le jour J :

  • Tenue sobre, pantalon ou jean sans trou et sans motifs, haut coloré uni si possible. Pas de grand décolleté. Ne vous habillez pas trop chic ça ne serait pas vous.
  • Pas de jupe, vous allez êtres assises face au jury mais souvent un peu éloignés, ne prenez pas le risque d’être mal a l’aise ou d’exposer vos sous-vêtements.
  • Pas de hauts talons.
  • Pas de bijoux, j’avais enlevé collier, bagues, bracelets et boucles d’oreille.
  • Cheveux attachés. N’oubliez pas que vous allez travailler en paramédical. Et en plus ça vous évite d’avoir envie de les toucher ou de les sortir de devant vos yeux.
  • Pas de maquillage à outrance. Simplement avoir bonne mine suffira largement.
  • Pas d’ongles de 2cm de long (toujours pareil c’est du paramédical) et pas de vernis voyant. Au pire du transparent et des ongles propres c’est tout ce qu’on demande.

Pour ma part, j’avais un pantalon en toile vieux rose, un haut beige basique, ma veste de tailleur noir car c’est ce que je porte au quotidien (sinon un gilet fera parfaitement l’affaire), des ballerines noires, une couette et juste une bb crème pour le teint et un tout petit peu de mascara. C’est tout! J’ai un tatouage dans le cou qui se voyait mais il est discret (un symbole de danseuse) et un piercing au tragus donc j’avais mis un petit truc tout discret pour pas attirer le regard dessus.

J’ai fêté mes 30 ans 48h avant l’oral. Ça m’a permit de me détendre et de me changer les idées. Du coup je me suis interdit les révisions la veille.

Du rescue pour réussir à dormir et hop deux réveils à 5h30 du matin 🙂


L’EPREUVE

J’étais convoquée à 8h, comme toutes les personnes passant l’oral ce matin là. Je suis partie de chez moi très tôt car la circulation sur la rocade Bordelaise c’est blanc ou noir mais que très rarement gris… 6h50 je décollais donc. Je suis arrivée à l’IFAP vers 7h10. J’ai patienté dans ma voiture jusque vers 7h30.

Je me suis rendue dans l’entrée de l’IFAP. Des sièges étaient alignés le long des murs tout autour, et la secrétaire nous a apporté de l’eau. On est toutes arrivées les unes après les autres et sommes restées dans le silence complet jusqu’à 8h où on nous a demandé de déposer nos sacs dans une pièce vitrée ouverte, et où on nous a amené dans une grande salle de classe.

L’appel a été fait, on nous a expliqué comment ça allait se dérouler, et la secrétaire avait un discours très rassurant que j’ai beaucoup apprécié.

Il y avait 4 jurys. Donc 4 par 4 on était appelées, (j’écris tout au féminin car que des filles dans ma promo 😉 ), on se rendais dans la pièce vitrée où se trouvaient 4 tables séparées avec sur chacune une feuille retournée et 2 feuilles vierges de brouillon.

Au top départ on retournait le sujet, et on avait 10 min pour rédiger des notes. A la fin on a toutes posé les stylos en même temps, on a récupéré nos sacs et ont est allé directement devant la porte correspondant à notre jury à chacune.

Quelques instants après je suis entrée dans la salle. Il y avait une formatrice de l’IFAP et une directrice de multi-accueil. Je me suis assise sur un petit bureau face à elles. Elles se sont présentées et m’ont demandé d’en faire autant. J’ai juste dis mon nom mon prénom mon âge ma situation personnelle et que je suis en « conversion » pour être AP. Ensuite elles m’ont dit que je pouvais présenter mon sujet. Du coup j’ai commencé par relire le sujet, en donner une définition, faire introduction, annoncer mon plan en deux parties. J’ai détaillé mes parties puis j’ai terminé par une conclusion avec une ouverture du sujet. Pendant tout ce temps les deux personnes n’ont pas dit un seul mot, elles hochaient la tête de temps en temps et elles prenaient des notes, beaucoup de notes lol.

Quand j’ai eu terminé l’une d’entre elles m’a demandé de leur expliqué pourquoi j’étais ici. J’avoue que j’ai été assez perturbée. Je m’attendais à un échange, une discussion entre elles et moi. Et en fait c’était plus un monologue que je devais faire. Comme je savais en gros les points importants dans ma présentation mais que je n’avais rien écris et appris par cœur, j’ai un peu tâtonné de temps en temps mais j’ai réussi à dire à peu près tout ce que j’avais prévu de leur dire. Elles m’ont ensuite posé quelques questions, comme leur raconter mes stages, les taches de l’AP que j’avais vu en stage, pourquoi je n’avais pas fait de stage en crèche et du coup ce que je savais des taches de l’AP en crèche. J’ai réussis à m’en dépatouiller plus ou moins.

Et après la dernière question : Comment vous voyez-vous dans le métier?

Alors là, je ne savais pas du tout ce qu’elles attendaient comme réponse. Du coup je leur ai demandé si elles voulaient savoir comment j’allais être personnellement dans le métier ou comment je voyais les choses professionnellement parlant. Elles m’ont dit professionnellement, donc j’ai répondu en expliquant les qualités que j’avais pu acquérir de mes anciens potes et de quelles façons elles me permettraient d’être une bonne professionnelle dans ce métier.

Puis une jury a regardé l’heure sur son téléphone et a dit « oups ça fait 30 min! Ben pour moi je crois que c’est bon. » L’autre a répondu que c’était bon pour elle aussi. Elles m’ont demandé de jeter mon brouillon dans la poubelle de la salle d’examen et m’ont remercié. Je suis sortie vers 10h30.

Je suis sortie de la plutôt contente de moi car j’avais eu un sujet que je connaissais (je vous mettrais le sujet ainsi que les sujets récurrents à l’oral dans un prochain article), mais le jury est resté très stoïque du coup c’était très difficile de se faire une idée. Mais j’étais plutôt très soulagée que ça soit enfin terminé c’était un gros poids en moins. Plus qu’à attendre les résultats un peu moins de 3 semaines plus tard.

Épreuve écrite : tests psychotechniques

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La joie des tests psychotechniques…


Pour réviser les tests psychotechniques, j’avais d’abord imprimé pas mal de feuilles d’annales que j’avais trouvé sur le net, souvent vieilles car il est très difficile d’en trouver des récentes, mais c’étais déjà ça 😉

Ce qui m’a été très utile pour réviser, ce sont certains sites internet qui proposent des tests psychotechniques gratuits en ligne (ex : http://www.mon-qi.com ). A force de les faire et de les refaire les logiques deviennent plus simples et les automatismes arrivent.

Il n’y a malheureusement pas de solution miracle. Soit on comprend vite et tout va bien, soit il faut s’entraîner pour comprendre la logique a appliquer. Il y a d’ailleurs pas mal de tutos sur YouTube qui expliquent en détail comment procéder, par exemple pour les fameux Mastermind qui posent tant de problèmes. Même si on a une bonne logique de base, il ne faut pas oublier que le jour de l’épreuve vous n’aurez que 1h30 pour LIRE, COMPRENDRE et RÉPONDRE à 90 questions. Je mets tout ça en gras car il ne faut pas négliger la lecture et la compréhension des énoncés, sous peine de perdre bêtement de précieux points. Donc plus vous serez rapide plus vous aurez une chance de répondre à un maximum de question et qui sait peut être même de revenir sur vos doutes.

Pas le choix, entraînez vous encore et encore, et ne vous découragez pas!! Dites vous que le jour de l’épreuve vous ne savez pas sur quoi vous allez tomber et comme il y a plein de sortes de tests il y a forcément des exercices plus simples pour vous qui vont pouvoir rattraper ceux où vous avez du mal.*

Lorsque vous allez être devant votre sujet, soufflez un grand coup. Commencez par regarder en diagonale tout le sujet pour vous faire une idée du style d’exercices. Par exemple l’année dernière à Bordeaux le premier exercice était un long logigramme. Je sais que je suis assez lente à les résoudre, donc j’ai commencé par les exercices qui m’étaient plus simples au lieu de faire l’exercice 1, d’y passer 1h et de pas avoir le temps de faire le reste après.

Il faut avoir confiance en soi (d’où l’intérêt de s’entraîner avant), car vous n’aurez pas le temps de refaire chacun de vos raisonnements pour confirmer vos réponses. A Bordeaux pour chaque questions il y avait quatre propositions de réponse :

  • A : une réponse (donnée)
  • B : une réponse (donnée)
  • C : une réponse (donnée)
  • D : autre réponse (il y a vraiment écrit « autre réponse »)

Ne vous faites pas avoir avec cette dernière proposition!

Je vous donne un exemple :

Question d’observation, un rectangle plein de différentes formes. On vous demande combien vous trouvez de pyramides noires. Vous en comptez 32. Dans les réponses proposées, une est 33. Ne tombez pas dans le piège, soyez sûres de vous. Soit vous allez perdre du temps à recompter tout, soit vous allez mettre 33 en pensant que « peut-être » vous avez loupé une de ces saletés de pyramide. Cochez « autre réponse ». Même si dans l’exercice vous trouvez 3 fois que c’est « autre réponse », soyez confiants!


Déroulement de cette épreuve quand je l’ai passé à l’IFAP de Bordeaux.

J’ai été convoquée à l’IMS de Xavier Arnozan sur le site de Pessac. Certains candidats sont convoqués sur le site de Pellegrin aussi.

Voici des photos des 2 salles identiques qui servent pour l’épreuve sur l’IMS de Xavier Arnozan (il y également un amphithéâtre mais je n’ai jamais été convoquée dedans donc je ne peux pas vous en parler).

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L’attente se fait en dehors du bâtiment. Ils ouvrent les portes vraiment que à l’heure inscrite sur la convocation. Ensuite vous attendez tous devant les salles, a l’étage et au rez de chaussée. Vu le nombre de personnes, c’est assez compliqué et certains se retrouvent dans les escaliers.

Il y a ensuite une table d’appel par salle, devant chaque porte. Deux personnes de l’IFAP vous appellent par votre nom (par groupe de 3 ou 4 personnes en général). Attention, vous avez intérêt à tendre l’oreille parmi le brouhaha et la distance qui vous sépare d’elles. Vous vous présentez à elles avec votre convocation et une pièce d’identité.

Puis vous entrez enfin dans la salle. Là vous déposez votre sac tout devant (ou à vos pieds ça dépend des gens et des années) et une personne de l’IFAP vous place.

C’est étroit, les tables sont très petites et vous êtes collés à vos camarades autour de vous. Il va falloir réussir à se mettre dans votre bulle. Vous conservez un ou deux stylos, une bouteille d’eau-si vous arrivez à lui trouver de la place-des mouchoirs, bref l’essentiel.

Les consignes générales sont données, et on vous rappelle bien que durant l’épreuve on ne pourra répondre à aucune de vos questions. Sur ce, 3-2-1, c’est parti!!!

Dans la salle où j’étais, on nous a seulement donné l’heure 5min avant la fin, donc prévoyez une montre c’est plus prudent. L’épreuve n’est pas chronométrée par parties, vous avez 1h30 à dispatcher comme vous le souhaitez pour répondre aux 90 questions. Ah oui aussi, important, le brouillon c’est votre sujet, donc apprenez à travailler avec de micro brouillons. :/

A la fin de l’épreuve, tout le monde pose les stylos. Rang par rang, on passe au bureau donner notre feuille de réponses, et le sujet en échange duquel on nous rend notre pièce d’identité.

Voilà, vous n’avez plus qu’à souffler en attendant les résultats 😀